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13 - 14 RESUME DE MA VIE
Avant tout je tiens à préciser que j’ai
vécu une vie peu ordinaire, la vie d’un homme ayant un destin compliqué
et vraiment peu commun ! Tout ce que j’ai vécu a une importance pour la
suite des événements. Ce résumé n’est pas l’histoire de ma vie en
détails, mais cela va vous permettre de comprendre qui je suis en
quelques mots ….
Je suis né le 12 Mars 1948
dans une petite ville des Vosges. Ma mère, qui avait été placée à
l’assistance publique après la mort de ma grand-mère, travaillait comme
servante dans une famille de militaires de carrière. Enfin c’est ce
qu’on a bien voulu me dire …Le fils de la famille l’a séduite et de
cette union est né un gros bébé nommé Daniel, c’est à dire MOI.
Ce père géniteur n’a jamais épousé ma
mère. Il se trouvait en Indochine quand il a appris que j’existais. On
m’a dit que le jour du mariage, ma mère s’était retrouvée toute seule
car mon père était en prison pour avoir cassé la tête à son supérieur.
Un jour, lassée d’attendre
mon père en vain et voyant que ma grand mère m’accaparait de plus en
plus, ma mère m’a pris par le bras, aidée par sa sœur aînée, et a été se
réfugier dans le village où habitait ma tante Mathilde. Plus qu’une
tante, Mathilde était comme une grand-mère pour moi, la chef de famille.
Mes ancêtres en 1920
J’y suis resté jusqu’à l’âge de deux ans. On m’a dit que j’étais un
beau bébé. Ma mère et ses sœurs me présentaient à des concours de bébés.
Il paraît même que j’ai été élu le plus beau bébé d’une marque de lait
très connue. Un beau brun avec de grands yeux verts et bien joufflu mais
bref passons ….
Quelques temps après ma mère
a rencontré un italien qui est devenu le père géniteur de mon frère Jean
Paul. Je dis bien le père géniteur car lui, s’est sauvé le jour où ma
mère lui a annoncé qu’elle était enceinte. Une fois de plus, ma mère
s’est retrouvée toute seule mais avec deux enfants cette fois.
Elle vivait dans un petit
appartement avec sa sœur Mauricette. Un jour Mauricette s’est amusée à
répondre à une petite annonce matrimoniale en utilisant le nom de ma
mère. Le problème c’est que l’homme qui a répondu à cette annonce, s’est
déplacé depuis Paris et il est reparti en emmenant ma mère avec lui, et
ses deux enfants. C’est à dire mon frère et moi. C’était un homme
divorcé qui avait la garde de son fils nommé Gérard. Cet homme
s’appelait André MARTIN.
Nous sommes arrivés à Pantin
dans un petit logement. C’est là que j’ai découvert un chien. Le premier
jour il m’a mordu mais ensuite il est très vite devenu mon meilleur
copain. Il ne me quittait jamais. Il m’accompagnait à l’école et
revenait me chercher le soir. Un véritable vagabond ce chien : il était
libre !
Un an plus tard ma sœur Michèle est née
de cette union. C’est moi qui ai choisi son prénom et le hasard a voulu
que la Sainte Michèle tombe le jour de l’anniversaire de son père. Quand
on a baptisé ma sœur, c’est à moi qu’est revenu l’honneur d’être
parrain : une sorte de sécurité et une tradition dans cette famille. Les
plus grands prennent soin des plus petits en cas de problèmes. C’est ce
qui s’est passé avec ma tante Mathilde. Elle s’est acharnée à faire
sortir ses frères et sœurs de l’assistance publique les uns après les
autres.
